Achat investissement Location prestige terrain Viager colocataire Déposer une annonce

Accueil > Actualités > Tout le monde paye pour l’usage du chauffage électrique

Tout le monde paye pour l’usage du chauffage électrique

Jeudi 20 Décembre 2012 à 13:26
Tout le monde paye pour l’usage du chauffage électrique

Alors que la seconde réunion du parlement, programmée le jeudi 13 décembre dernier pour le débat national sur la transition énergétique, établissait le programme de travail de cette question de fond, UFC – Que choisir publiait une étude sur l’impact économique du chauffage électrique sur l’ensemble des consommateurs. L’association a, opportunément, profité de cette actualité parlementaire pour souligner la nécessité et l’urgence à initier et développer cette transition énergétique.

Des surcoûts noyés dans la masse des consommateurs

A travers ce document, l’enquête met en lumière le fait que tous les consommateurs « subissent des coups de jus tarifaires ». En effet, chaque hiver, les ménages accentuent notablement leur chauffage, afin de combattre le froid. Pour répondre à ce besoin – très ponctuel, de quelques jours dans l’année – la taille des moyens de production doit impérativement s’adapter. Et, comme l’électricité ne peut pas être stockée, il est nécessaire, dans cette perspective, d’augmenter le parc utile, à l’aide d’installations faisant appel aux énergies fossiles, à la fois onéreuses et polluantes. A noter que la puissance du parc actuel est estimée à 123 GW, alors que la consommation moyenne d’électricité – hors chauffage – est de 60 GW….

Or, selon l’UFC Que Choisir, ces surcoûts induits sont répartis sur l’ensemble des consommateurs, y compris ceux qui n’utilisent pas le chauffage électrique. Si ces derniers étaient les seuls à endosser cet accroissement des charges, ils paieraient 12 % supplémentaires le kilowattheure (voire 80% si l’on incluait les coûts de renouvellement du parc), alors que leur facture ne traduit qu’une hausse de 8 %. Les autres ménages, connaissent, eux, une surfacturation de 2 %. Par ailleurs, l’association souligne, également, que les usagers qui utilisent l’électricité comme moyen de chauffage ont un coût de l’abonnement deux fois moins élevé que les autres, en regard aux mégawatheures consommés.

Naturellement, ces hausses, lorsqu’elles sont mutualisées, sont presque invisibles pour le consommateur. Mais, depuis le 1er juillet 2011, la loi NOME - Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité – a imposé l’ouverture du marché de l’électricité, afin d’ajuster les prix à l’utilisation. EDF, qui œuvrait, jusqu’ici en quasi-monopole, doit, désormais, faire face à l’arrivée de la concurrence. En conséquence, les ménages recourant au chauffage électrique vont voir leur facture très largement modifiée : les augmentations tarifaires seront certainement très importantes, pouvant aller jusqu’à 50 %, d’ici à 2020.

Les propositions d’avenir de l’association

Même si elle n’est pas conviée aux différents débats relatifs à l’énergie, l’UFC – Que Choisir rend publiques ses propositions, afin de préserver l’environnement et réduire la facture énergétique des consommateurs : 

-          La mise en place d’un bonus / malus, pour encourager la réhabilitation des logements énergivores, ainsi qu’un aménagement de la taxe foncière, pour prendre en compte les travaux favorisant la transition énergétique.

-          Soutenir et accompagner les travaux en proposant, aux propriétaires disposant de moyens modestes, un « tiers investisseur » qui financera les changements et se remboursera sur les économies générées.

La transition énergétique est impérative mais pour être efficace, elle doit être bien comprise.